Lors d’un entretien, Jean-Pierre Pincemin (1944-2005) rappelait que certaines peintures pouvaient devenir des estampes, que d’autres ont été à l’origine des gravures. Dans les deux cas, les mêmes questions se posent, il choisit pour ses estampes les mêmes grands formats qu’en peinture.

« L’artiste a multiplié les expériences dans le domaine de l’estampe. Les gravures au sucre étaient très présentes dans les années 1980 ; dans les années 1990 il réalise par exemple de nombreuses épreuves à la pâte à modeler. L’artiste écrase, presse à l’aide d’une machine un ensemble de points de pâte à modeler qui évoquent bien souvent des corps, d’hommes ou de femmes, ou bien des animaux.
Pour Jean Pierre Pincemin, peindre, dessiner, graver, peu importe la technique, mais l’important est l’écriture d’une histoire.

A partir de 1997, Jean-Pierre Pincemin voulait montrer une nouvelle étape de son travail. L’ambition, « pédagogique et anecdotique », était d’écrire le journal d’une œuvre toujours mobile. Jean-Pierre Pincemin a réalisé plusieurs séries sur des thèmes des Fables de La Fontaine. Dans Le Loup, la chèvre et le chou, la feuille est découpée par bandes horizontales qui chacune racontent un moment de la fable. L’histoire – comment faire traverser la rivière à chacun des protagonistes – est condensée en une seule page ».

 

Alors, comment faire traverser séparément, le loup, la chèvre et le chou, sans laisser l’occasion au loup de manger la chèvre ou à la chèvre de manger le chou ?
Réponse dans l’œuvre
Jean Pierre Pincemin
Gravure au carborundum
105 x 75 cm – 1999
Tarif sur demande
Toutes les gravures disponibles : « Estampes – J.P. Pincemin« 

Le loup, la chèvre et le chou - 1999 - 105 x 75 cm

Le loup, la chèvre et le chou – 1999

 

Plus de renseignements sur l’artiste : http://marion-daniel.blogspot.fr/2011/03/jean-pierre-pincemin-le-tout-petit.html